NOUS AVIONS DONC RAISON DE DENONCER CETTE AFFAIRE…

démocratie

Elles existaient bien les irrégularités que nous avions soulevées dans les délibérations du conseil municipal de Saint-Avold au sujet du projet de démolition et de location de la caserne Ardant-du-Picq.

C’est pour cela que le maire a convoqué un conseil municipal spécial avant les élections pour tenter d’annuler la délibération précédente et d’en faire voter une nouvelle en toute hâte.

Comment on est-on arrivé là ?

Il faut reconnaître que les recours au tribunal administratif déposés par notre association en plus des recours de l’opposition municipale menée par Mme Tironi Joubert ont permis de dénoncer les pratiques obscures auxquelles se livrent le Maire et le Directeur de la clinique privée.

En se battant pour la bonne gestion des deniers publics, Mme Tironi Joubert est parfaitement en phase avec nos actions de demande de moratoire et de débat public pour la sauvegarde et la réhabilitation de ce patrimoine naborien.

Ce jeudi 20 février 2014, nous avons encore une fois assisté à un déni, une parodie de démocratie.

Monsieur le 1erAdjoint présente le dossier de 74 pages en trois mots plus un «je vous épargne la lecture de cette salade». Voilà un qualificatif qui en dit long sur sa manière de traiter les affaires publiques.

Heureusement que par la bouche de Mme Tironi Joubert nous avons eu la chance de découvrir le contenu du dossier et d’en avoir une analyse précise, argumentée et très instructive.

Mais cela ne pouvait pas durer car les citoyens contribuables naboriens et les amis d’Ardant-du-Picq auraient été pleinement informés. C’est donc les habituels parasitages programmés qui se mettent en route afin que la courageuse et persévérante conseillère de l’opposition soit inaudible, ce dont profitent le maire et le premier adjoint pour passer à un simulacre de vote express où personne n’a eu le temps de lever la main pour voter contre et de déclarer ainsi le point 1 adopté à l’unanimité.

A voir sur le site: http://www.mairie-saint-avold.fr/dernier-conseil-municipal.html

Pendant ce temps, sur le site d’Ardant-du-Picq le pillage continue et des entreprises de démolition font déjà leur inspection.

Nous continuons notre combat avec tous les moyens dont une petite association comme la nôtre peut disposer (recours administratifs, dossiers de demande de classement, et autres…).

Aujourd’hui nous avons l’espoir que si Mme Tironi-Joubert vient à diriger la ville, la cause du patrimoine sera mieux défendue. C’est pourquoi, beaucoup de nos membres la soutiennent et certains se sont engagés à ses côtés.

Nous avons l’espoir que cette alliance débouchera sur la sauvegarde de notre patrimoine.

Quelle est la définition de délibération ?

Etymologie : du latin deliberare, peser, réfléchir mûrement, délibérer, examiner, prendre une décision.

La délibération est l’action de délibérer, de discuter, de débattre entre plusieurs personnes, de se concerter pour prendre une décision, une résolution ou résoudre un problème. La délibération peut être effectuée par un individu seul de manière introspective.

On appelle « délibération », le débat et l’examen d’une question qui précèdent une décision au sein d’une assemblée, d’un conseil, d’une instance décisionnelle, etc. Elle permet une confrontation des points de vue dans le but de trancher un problème ou un choix difficile.

Exemple : mettre une question en délibération.

Par extension, le terme « délibération » désigne également, certaines instances administratives ou judiciaires, une décision ou une résolution.

Exemple : une délibération du Conseil municipal.

Dans le domaine de la rhétorique, un discours délibératif est un discours qui examine l’avenir, qui pèse le pour et le contre pour aboutir à une prise de position.

 

 

 

Pourquoi mentir et menacer ?

CliniqueIMG_0934

 

 

En réponse à l’article du Républicain Lorrain

 

 

 

 

 

Incapable d’intégrer le patrimoine dans un projet d’urbanisme ?

C’est le cas dans le traitement du projet Ardant du Picq.

C’est avoir une bien triste conception de la conservation et de la réhabilitation du patrimoine que d’affirmer «le patrimoine,moi je le remplace ».

Si les protagonistes traitent ce projet comme une affaire uniquement immobilière, il ne faut pas s’étonner que pour justifier leur démarche mercantile et ambiguë ils soient obligés de se livrer par voie de presse à un chantage à l’emploi et à la santé.

Le patrimoine n’est nullement incompatible avec la création d’emploi, bien au contraire ! Encore faut-il se donner la peine d’y réfléchir sérieusement. Ce n’est pas ce qui a été fait pour cette affaire, empreinte d’une précipitation qui éveille la suspicion.

Il faut se poser la question :c’est une bonne affaire pour qui ?

Certainement pas pour les Naboriens. Pourquoi ne pas avoir intégré les bâtiments de la caserne dans un projet d’ensemble auquel la clinique privée aurait pu prendre part si elle le souhaitait ? Pourquoi dépouiller la commune de ce bien architectural historique pour construire un bâtiment inesthétique, sans âme, avec un grand parking asphalté et par la suite d’autres éléments du même acabit ?

Pourquoi cette communication manipulatrice ?

La manipulation de l’opinion publique est une pratique qui ne brille pas de par son élégance.Elle ne respecte pas l’intelligence des citoyens qui sont fort capables de faire la part des choses.

Encore faut-il leur donner les informations justes, indispensables pour évaluer la situation en leur âme et conscience.

Il faut arrêter de dissimuler les données et de les rendre incompréhensibles en les amalgamant avec d’autres sujets.

Il faut arrêter d’agiter les hochets de la peur avec des affirmations mensongères et des menaces.

La sagesse voudrait que le moratoire que nous avons demandé soit accepté et qu’un débat digne de ce nom soit organisé pour trouver une solution respectueuse du patrimoine et des besoins des Naboriens.

 

Un locataire sur les décombres d’Ardant du Picq ?

 

Nouveau Dessin OpenDocument

Le 19 novembre a eu lieu un grand spectacle au conseil municipal de Saint-Avold.

Cette séance cauchemardesque mérite un grand nombre de qualificatifs peu élogieux mais n’était certainement pas un bon exemple pour la démocratie.

L’autorisation de signer un bail emphytéotique d’une durée de 99 ans a été votée au bénéfice d’une société privée.

Une location très avantageuse pour le locataire car il pourra pour la modique somme de 10000€ par an soit 834 € par mois,  bénéficier d’un terrain d’environ 130 ares en pleine ville sur lequel il pourra construire une clinique privée. Quel investisseur ne rêve pas d’une telle aubaine ?

Naturellement comme à son habitude Monsieur le Maire n’a fait aucune information au public concernant cette opération et maintient un épais brouillard autour de ce contrat.

Aucune évaluation du bien-fondé de cet accord qui liera la collectivité pour un siècle n’a été faite et rendue publique.

Les termes détaillés du contrat de bail n’ont pas été divulgués aux conseillers municipaux avant de solliciter l’autorisation de signer.

Demander à un conseil municipal de donner son accord dans la plus grande ignorance des conditions du bail et surtout des droits et des devoirs des contractants, c’est faire peu de cas de nos représentants élus.

Vu la précipitation et les ambiguïtés dans la méthode de dépeçage du site Ardant du Picq, il est permis de se poser la question « atteinte à la probité publique ou pas ? ».

Il faut effectivement beaucoup de courage et de détermination pour s’opposer à cela, mais pourquoi ne plus s’indigner et ne pas dénoncer ?

Toutes les langues sont-elles muselées, bâillonnées par on ne sait quels moyens ?

Pourtant les associations, les organismes et la presse n’ont-ils pas vocation d’être des contre- pouvoirs dans notre système qui se dit démocratique ?

Notre association continuera à défendre ce patrimoine. Notre conception de la protection et de la conservation est toute autre que celle pratiquée par Monsieur le Maire.

Les Naboriens sont capables d’évaluer les choses et s’intéressent à leur patrimoine culturel et architectural. Ils savent faire la part des choses et aimeraient être consultés sur ce sujet si le dialogue et le débat étaient possibles.

Nous aimerions débattre et chercher ensemble des solutions, argumenter nos points de vue, cheminer vers un consensus, mais à condition que les dés ne soient pas pipés par le jeu des dominations et des pressions des pouvoirs.

 

Les journées du patrimoine

JP01

LE CITOYEN ET LE PATRIMOINE.

A l’occasion des journées du patrimoine l’association Patrimoine Saint-Avold a organisé une rencontre conviviale devant la caserne Ardant-du-Picq.

Il faut saluer la démarche de ceux qui ne se contentent pas seulement de visiter le patrimoine en bon état, vitrine officielle de notre pays, mais qui montrent leur intérêt pour des sites historiques qui méritent d’être défendus contre l’attaque des affairistes démolisseurs.

De par cet acte de présence, ils ont fait montre d’éthique civique, celle des citoyens qui au sein de la société dans laquelle ils vivent et jouissent de droits, assument leur devoir pour la collectivité.

La citoyenneté s’acquiert, se conquiert et n’est pas individualiste, mais s’exerce pour une cause qui dépasse l’individu. Si elle peut sans doute s’exercer au profit de la Société telle qu’elle est organisée, elle doit également conduire à la contestation ou la remise en cause d’un ordre établi et à l’engagement pour une transformation sociale.

Le patrimoine est un bien collectif qui nous a été légué et que nous transmettrons nous-mêmes. Nous en sommes responsables collectivement et individuellement, aujourd’hui pour demain. Peu de lieux ou d’espaces matérialisent aussi bien cette co-responsabilité des citoyens vis-à-vis d’eux mêmes comme vis-à-vis des citoyens à venir.
Le patrimoine nous parle de notre histoire et en particulier de notre histoire sociale. Il nous rappelle la vie d’hommes et de femmes comparables à la nôtre et que nous pouvons nous approprier au travers des traces qu’ils nous ont laissées.
Le patrimoine, par l’histoire qu’il nous décrit et l’enseignement qu’il nous apporte, constitue un moyen de développer notre sens critique et notre capacité à tirer des enseignements. Il nous permet ainsi de resituer des actions dans leur contexte, d’accroître notre tolérance et notre compréhension de l’autre. Il facilite la construction individuelle et collective de notre avenir.
La défense du patrimoine est un excellent support d’apprentissage de la citoyenneté.

D’excellents esprits affirment que la vigilance ne se délègue pas et que tout pouvoir est médiocre voir dangereux dès qu’on le laisse faire.

JP02

DEBAT PARTICIPATIF

AdP Débat

QUOI FAIRE ET COMMENT ?

« Il est souhaitable de se reposer d’une manière globale la question du patrimoine »,

Dans de nombreux cas, c’est la menace imminente d’une démolition qui pousse les citoyens à intervenir, quand le bulldozer est presque au coin de la rue. Ce qui d’évidence est le signe d’une politique du patrimoine incohérente. L’analyse du bien commun, de l’espace public et finalement ce qui fait l’identité d’un pays n’a pas été pris en compte. Le cas de la caserne Ardant-du-Picq aurait pu être une opportunité de développement dans le domaine du patrimoine culturel.

DU NEUF AVEC DU VIEUX ?

C’est une des pistes explorées par notre association  »Patrimoine Saint-Avold » et notamment par ceux qui pensent que le patrimoine doit être, avant tout, un secteur vivant. Autrement dit, qu’il ne faut pas hésiter à le mettre au service des besoins de la collectivité, quand cela est possible. Dans cette optique, il convient de s’appuyer sur l’existant, plutôt que de pratiquer la politique de la table rase.  Par exemple réaménager un intérieur « contemporain » dans un corps de bâtiment historique ; Les architectes lorsqu’ils remanient les palais, au gré des époques n’hésitent pas à le faire. C’est une politique raisonnable et soucieuse du temps qui passe.

L’ancienne caserne Ardant-du-Picq pourrait devenir :

  • un domaine de promotion de la participation du public
  • une opportunité de créer un lieu de vie de qualité
  • une occasion de partenariats en faveur du patrimoine
  • un  » projet pilote  », dans un contexte culturel de développement durable

Mais à quels usages ou besoins concrets pourraient répondre la conservation et le réaménagement du site Ardant-du-Picq ?

Nous vous proposons de participez à la réflexion. Toutes vos idées sont les bienvenues, abordez cet exercice avec ouverture et confiance, les débats avec les citoyens sont rarement stériles.

Afin d’amorcer ce remue-méninge trouvez ci-dessous quelques suggestions que nous vous encourageons à compléter et commenter :

1. Un jardin public nature et détente, espace vert pour les Naboriens

2. Un marché public couvert

3. Un centre administratif avec bureaux pour des activités tertiaires

4. Un pôle de gérontologie avec soins et résidences

5. Une pépinière d’entreprises

6. Un lotissement d’habitations privées

7. Un pôle culturel comprenant :bibliothèque, médiathèque, centre d’éducation populaire, salle de conférences, salle d’expositions, télé & radio locales, salles de formation etc…

8. Un centre de loisirs équestres

9. Des jardins pour culture bio et verger arboricole (coopératif et éducatif)

10. Une clinique médicale privée

11. Des immeubles de résidence

12. Un jardin d’enfants avec crèche et halte-garderie

13. Un centre de loisirs avec bowling, squatch, dancing, restaurant etc….

14. Un musée de l’histoire de Saint-Avold

15. Un centre mutualisé pour les associations de la ville

16. Une auberge de jeunesse

17. Une salle de théâtre, une salle de concerts (auditorium)

Considérez cette liste de propositions comme non exhaustive. Les futurs responsables de ce projet pourront s’en servir comme base de travail.

Merci d’avance pour votre contribution collaborative.

PETITION ARDANT-DU-PICQ

signer la pétition

 

 

 

 

 

 

 

PETITION ARDANT-DU-PICQ

LES SIGNATAIRES DEMANDENT:

- Que la municipalité adopte immédiatement un moratoire sur le projet de démolition et de vente de la caserne Ardant-du-Picq.

- Que la municipalité organise un débat public sur le projet de conservation et de réhabilitation du site.

SOUTENEZ LA DEMANDE DE MORATOIRE

- Face à l'inconséquence de l'équipe municipale en place et à sa méthode inacceptable pour traiter la réhabilitation du site d'Ardant-du-Picq;

- Au regard de la situation politique actuelle de la municipalité de Saint-Avold qui ne changera pas avant les élections de mars 2014, nous avons peu d'espoir que le nombre de conseillers municipaux favorables à notre demande s'accroisse soudain comme par enchantement alors que la politique du maire a été cautionnée pendant deux mandats;

- Il nous semble évident que seule la prise de conscience des citoyens naboriens et leur engagement pour défendre cette noble cause peut encore forcer l'autorité municipale à accepter la demande de moratoire.

C'est dans ce but que nous sollicitons l'appui de la population via cette pétition.

[signature]

Signer
366 signatures

Partager avec vos amis:

   

Dernières Signatures
366Jean FabroJuin 07, 2017
365rene fullerMai 15, 2016
364sergey guichardFév 21, 2016
363Bastien RiffMar 31, 2015
362PASCAL ROUZEFév 03, 2015
361Emmanuel GrandjeanMai 12, 2014
360sophie gigoutMai 11, 2014
359mohamed BOULAKDOURMai 10, 2014
358philippe schmitzMai 10, 2014
357JEAN LUC FRANÇAISMai 02, 2014
356Jean Claude RossignolAvr 25, 2014
355Bastien RiffAvr 04, 2014
354Aurelie PomaricoMar 20, 2014
353SANDRA KELLERMar 20, 2014
352laurent pomaricoMar 20, 2014
351Pascal SIROPMar 04, 2014
350nadine HENSEFév 21, 2014
349Hugues PratDéc 26, 2013
348Tatiana PRATDéc 26, 2013
347jean jacques PRATDéc 23, 2013
346René GarnierDéc 19, 2013
345Kenza Ait ouarab Déc 19, 2013
344Steve PougetDéc 11, 2013
343gilles theobaldDéc 05, 2013
342Patrick GONCALVESDéc 04, 2013
341chantal menningerDéc 03, 2013
340ronald arendDéc 03, 2013
339serge BOURSONDéc 03, 2013
338Romain BoursonDéc 02, 2013
337elise weilandNov 27, 2013
336camille weilandNov 27, 2013
335Félicie NOVYNov 23, 2013
334BERAUT THIERRYNov 23, 2013
333julie delplaceNov 22, 2013
332Patrice MassenetNov 22, 2013
331Catherine Mayer-GuirlingerNov 21, 2013
330jean françois petitNov 20, 2013
329Michèle Charaux BayerNov 19, 2013
328alain CHOFFARTNov 14, 2013
327Edmond CEPLAKNov 14, 2013
326Mary MOUTHNov 14, 2013
325Gilles ChoffartNov 14, 2013
324bernard ThinesNov 14, 2013
323stan kasielskiNov 14, 2013
322Pascal KleinNov 14, 2013
321jean-jacques jozefiakNov 14, 2013
320loic giesenNov 14, 2013
319aubry lionelNov 14, 2013
318Graziella kasielskiNov 13, 2013
317Norbert EPPINGERNov 13, 2013

Demande de moratoire

ADP5Le comité de défense Ardant-du-Picq

à

Monsieur le maire de Saint-Avold

 

Objet : Demande d’un moratoire sur la démolition des bâtiments de la caserne Ardant-du-Picq.

 

Monsieur le Maire

Dans le cadre du devenir de la friche militaire Ardant-du-Picq, le conseil municipal a voté pour la démolition des bâtiments afin de pouvoir y développer de nouveaux projets.

Projets qui consistent à brader le dernier patrimoine architectural de l’histoire de la ville à des investisseurs privés.

CONFORMEMENT :

– Au souhait de nombreux citoyens qui souhaitent s’exprimer sur le sujet.

– Au principe de précaution inscrit dans la Constitution au travers de l’article 7 de la Charte de l’Environnement.

– Sachant que toute personne a le droit d’accéder aux informations relatives à son environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’urbanisation de sa collectivité.

– Au vu de la Convention Européenne pour la sauvegarde du patrimoine qui définit comme patrimoine architectural les ensembles architecturaux suivants : groupements homogènes de constructions urbaines ou rurales remarquables par leur intérêt historique, archéologique, artistique, scientifique, social ou technique et suffisamment cohérents pour faire l’objet d’une délimitation topographique. Ce qui est le cas du site Ardant-du-Picq.

NOUS EXIGEONS :

– Que la municipalité adopte immédiatement un moratoire sur les projets en cours ou à venir, et ne lance pas les travaux de démolition.

– Que la municipalité stoppe le programme de vente de ce bien commun aux investisseurs pressentis.

– Que la municipalité organise un débat public sur sa politique de conservation du patrimoine.

NOUS CONSIDERONS :

– Qu’un véritable débat public sur la politique culturelle de conservation du patrimoine est un préalable indispensable à l’élaboration d’un programme indépendamment de tout intérêt privé.

– Que le patrimoine bâti constitue la part la plus immédiatement perceptible du patrimoine culturel.

– Que la conscience, la sauvegarde et le développement des diverses cultures apportent aux citoyens des raisons de vivre et de créer ensemble.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de nos respectueuses salutations.

Le comité de défense Ardant-du-Picq

 

Appel du comité de défense Ardant du Picq

Halte à la destruction de la caserne Ardant du Picq de Saint-Avold !      

Caserne Ardant du PICQ

Caserne Ardant du PICQ

Nous suivons depuis maintenant quelques années, avec beaucoup de tristesse, de stupéfaction et parfois de colère, ce qui se passe sur ce site de notre ville. Ce que la guerre n’a pas réussi à détruire est en train de disparaître sous nos yeux. Il s’agit de pans entiers de l’architecture et de l’urbanisme militaire du XIXe siècle et du début du XXe siècle qui partent en poussière.
C’est tout un tissu urbain, architectural, historique, social, culturel et humain ayant valeur de patrimoine, qui est ainsi dénaturé, abattu, perdu à tout jamais. Comment admettre que le dernier vestige du passé militaire de Saint-Avold  soit détruit dans une frénésie de démolition spéculative ?

Notre appel  virulent pour un moratoire est à la mesure du scandale. Nous ne  comprenons pas que les Naboriens laissent ainsi disparaître ce qui appartient au patrimoine de notre région. Il semble que les décideurs n’en mesurent absolument pas la considérable valeur culturelle et historique. L’argument  qu’ils avancent communément pour justifier ces démolitions est un argument uniquement économique.
En réalité, on sacrifie l’intérêt à long terme de la collectivité à des profits à très court terme pour une minorité, sans égard pour les habitants qui ne sont jamais consultés. L’argument économique mérite d’être réexaminé d’autant que les investisseurs, en réhabilitant ces immeubles de valeur plutôt qu’en les démolissant pour les remplacer par des constructions sans âme pourraient encore réaliser des profits.

A L’IMAGE D’AUTRES VILLES GARNISONS
Ce quartier recèle un potentiel  extraordinaire et pourrait constituer un pôle de développement à l’instar d’autres quartiers du même type. Ce qui a été possible par exemple dans bien d’autres villes françaises et européennes ne le serait-il pas à Saint-Avold ?
Des dispositions d’aides et des mesures fiscales ont permis de sauver d’autres quartiers riches en histoire et en architecture, pourtant constitués d’immeubles en plus mauvais état et disposant de moins d’atouts quant à la structure des bâtiments. Il faut de l’argent, certes, mais la réhabilitation est un processus à long terme et les dépenses sont ainsi lissées sur plusieurs années. Il faut surtout une volonté politique. La décentralisation de l’urbanisme en France a donné, semble-t-il, trop de pouvoirs aux maires. C’est aux citoyens de mettre les garde-fous qui protègent l’intérêt collectif.  Il faut instaurer un moratoire sur toute démolition et toute construction neuve dans le secteur concerné, le temps d’établir un plan de réhabilitation urbain soucieux de la préservation et de la mise en valeur du quartier. Nous ne faisons pas seulement appel au sens de la culture des autorités naboriennes mais aussi à une compréhension de leurs intérêts économiques à long terme. Que les citoyens qui partagent notre indignation et soutiennent notre demande se manifestent sur notre site en répondant au sondage ou en s’exprimant sur notre blog.

 

 

 

 

 

 

 

1 2