« Chercher la cause des causes »

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 Ceux qui ont les idées n’ont pas le pouvoir et ceux qui ont le pouvoir, souvent, n’ont pas les idées.

 Les chances sont minces que les détenteurs du pouvoir décident d’écouter notre appel concernant la non-destruction du patrimoine unique que représente le site d’Ardant du Picq.

Commençons par un rapide diagnostic qui a quelque chose de brutal dans sa simplicité

En 1996 Jacques Chirac décide de supprimer purement et simplement le service militaire obligatoire sur la base de critères essentiellement financiers. Ce fut une décision lourde de conséquences qui a été prise sans analyser correctement les répercutions futures sur la société française dans son ensemble.

Le service militaire avait une vocation d’intégration et de transmission des valeurs de la République et cet outil pouvait être réorienté vers un service civique, mais là encore la désinvolture ou l’inconséquence de nos dirigeants ont été flagrantes.

Du point de vue économique, les villes de garnisons voient leur économie chuter et elles n’ont souvent pas les moyens mais surtout pas les compétences pour assurer la mutation de cet immobilier qui sera exposé aux attaques du temps et des affairistes avec, parfois, l’aval des politiques.

Le cas de Saint-Avold et de la caserne Ardant du Picq illustre parfaitement cet épisode de notre histoire récente. Alors que faire ?

Une succession de solutions envisageables se sont offertes aux décideurs locaux, mais malheureusement l’incohérence et le manque de volonté collective dans la gestion de ce dossier ont conduit à l’état désastreux que nous pointons.

Puisque le temps des dénonciations est dépassé, venons-en à entreprendre une métamorphose complète de nos habitudes marquant une radicale rupture avec cette manière de conduire les affaires de la cité.

Il n’est guère possible de reprendre dans le détail la liste des propositions, concrètes, pratiques. Elles existent, en abondance, à la disposition de tous les décideurs, gestionnaires de communes ou chef d’État, d’aujourd’hui ou de demain. Elles sont parfois classiques et raisonnables, d’autres fois audacieuses.

Mais quand on voit les directions choisies par nos sociétés actuelles, la victoire cynique de l’égoïsme, la souveraineté des forces de l’argent, le recul de la culture face à la médiocrité, le piétinement des valeurs démocratiques, la montée des intolérances, la mise à sac de la planète faut-il en venir à cette conclusion pour corriger la citation de départ :

« Seul l’accession au pouvoir donne les moyens de passer à l’acte ».

 

 

 

Notre cri d’indignation

 

 Non à la démolition

 de la caserne Ardant-du-Picq.

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Monsieur le maire a décidé de procéder à la démolition de sept corps de bâtiments principaux ainsi que de trois corps de bâtiments secondaires dans le cadre de sa soi-disant « politique de revitalisation urbaine ».

Alors qu’il a volontairement laissé le site à l’abandon depuis son arrivée en 2002, il a délibérément refusé sa conservation et sa réhabilitation pour un usage public au bénéfice de l’ensemble de la population de Saint-Avold.

Comme à son habitude, il a décidé de vendre ce site historique aux investisseurs privés.

Nous ne cautionnons pas ce mode de gestion des biens de la communauté:

démolir et viabiliser aux frais du contribuable vendre aux amis du privé et en passant, combler un peu le déficit financier de la commune creusé pendant deux mandats à la mairie.

Nous refusons d’être mis devant le fait accompli, celui d’un mauvais choix mercantile et privé, plutôt qu’un projet public pour le bien-être de tous les Naboriens.

La collectivité locale doit retrouver la maîtrise de cette structure pour en faire un lieu public : un lieu culturel, d’art, d’histoire, pour les associations, un lieu de vie sociale accessible à tous les habitants de la communauté de Saint-Avold .

 

Non Monsieur le Maire,

 

Notre Patrimoine n’est pas à vendre,

 

il est à nous!

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La caserne Ardant-du-Picq est un patrimoine historique ancien et homogène d’une dimension exceptionnelle au sein de la ville de Saint-Avold et sa conservation doit être totale.

La promesse de transformer le mess en musée n’est qu’un alibi non recevable.

Ne vous réfugiez pas derrière la crise pour justifier la vente.

De belles réalisations de réaménagement de friches militaires et autres ont été faites en Moselle sans hypothéquer les finances locales.

Elles ont permis de contribuer à un plus grand bien-être de la population en la faisant bénéficier de beaux espaces verts publics, des lieux d’histoire, de mémoire et d’identification collective.

Le comité de défense d’Ardant-du-Picq