Et maintenant soyons créatifs avec notre passé.

On 17 mars 2014 by admin

St Ex

 

 

 

 

Quit des gesticulations et des énervements des charognards chassés de la dépouille du site d’Ardant du Picq, passons à présent à la réflexion sur la sauvegarde et la réhabilitation.

Le patrimoine ? Tout le monde en parle. Dans les pays occidentaux, on souhaite protéger, conserver, restaurer, on cherche son identité, ses racines dans les témoignages du passé. On craint que la civilisation contemporaine, avide de rentabilité, ne laisse disparaître définitivement les traces des sociétés qui nous ont précédés.

Le débat sur le patrimoine se heurte fréquemment à cette difficulté de faire vivre un héritage, une richesse dans un environnement socio-économique totalement en rupture avec les conditions qui ont présidé à sa création. Concilier l’inconciliable relève souvent du périlleux.

Il s’agit là d’être novateur, imaginatif, ouvert, à l’écoute, respectueux de l’environnement, empreint du passé mais résolument tourné vers l’avenir, un exercice de style pour lequel les solutions plaquées sont à proscrire.

Restaurer en trouvant un usage nouveau pour les bâtiments.

Les conservateurs du patrimoine, les élus, sont confrontés à des dépenses et des règles à respecter pour conserver et valoriser le patrimoine. Ils doivent en voir l’intérêt, calculer et faire par conséquent des choix qui ne sont pas forcément du goût de tous. La conservation du patrimoine est aussi point d’appui pour un développement local.

Posons nous la question, comment ce patrimoine peut, dans le cas d’Ardant-du-Picq, servir de point d’ancrage à un développement ?

Plusieurs atouts peuvent être pris en considération comme base possible pour relancer une forme nouvelle d’économie.

Conserver grâce à la volonté locale et à l’aide extérieure.

C’est sur une politique locale volontariste ainsi que sur la participation et la mobilisation de tous les acteurs souhaitant valoriser ce patrimoine qu’il faudra compter, en particulier les associations, les groupements et les organisations animant les secteurs économiques, sociaux, culturels et touristiques.

Pour réaliser les objectifs il faudra un financement. Il est donc nécessaire de mener des études précises de faisabilité. Elles sont à lancer sur plusieurs thèmes et hypothèses. Les coûts doivent être chiffrés pour chaque opération ou tranche de sauvegarde et de réhabilitation.

Des dossiers sont à constituer et à déposer auprès de divers organismes afin de bénéficier des subventions disponibles à cet usage. Pour mener à bien ce projet, en plus des élus et des différentes associations, il faudra des spécialistes (architectes, urbanistes, paysagistes).

Il faudra rapidement mettre en place un comité de pilotage pour initier et conduire ce projet qui pourrait devenir un fleuron dans le domaine de la réhabilitation de notre patrimoine historique local.

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