Un exemple de conservation réussie

Haguenau

Reconversion d’une ancienne caserne : le lycée André Siegfried d’Haguenau

 

Comme de nombreuses villes de la France de l’Est qui furent des villes de garnison, Haguenau possède un riche patrimoine militaire très présent dans le paysage urbain. L’annexion de l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne après 1871 renforce cette fonction militaire.

Plusieurs casernes d’infanterie et d’artillerie sont construites durant cette période sur des terrains en grande partie extra-muros mais à proximité de la ville ancienne. À la veille de la Grande guerre, la garnison représentait un quart de la population totale. Le quartier Aimé, bâti en 1876, en partie à l’emplacement de l’ancien couvent des Dominicains, et agrandi en 1887 est un bel exemple d’architecture militaire allemande de la fin du siècle dernier.

Les bâtiments sont construits en grès rose et en pierre avec un remplissage de briques et des toitures en ardoises. Au fond, un autre bâtiment à deux étages de même style abritait les anciennes écuries aménagées aujourd’hui en gymnase. Autour de la grande cour centrale de la caserne s’élevaient 32 bâtiments, la plupart ont été démolis et une dizaine réhabilités et aménagés pour d’autres usages. Le site accueille le lycée professionnel André Siegfried, la Maison de la musique et le Commissariat de police. Le lycée professionnel spécialisé dans les formations du tertiaire scolarise les élèves d’une vingtaine de collèges de l’Alsace du Nord. Il abrite aussi un CFA de 500 apprentis dans les métiers de la vente, les soins aux personnes et les métiers de bouche.

Avec les autres établissements secondaires de la cité, il est un élément de l’affirmation du rôle de Haguenau comme centre de sous-région pour tout le nord de l’Alsace.

Un commentaire

  • Rafael-Florian HELFENSTEIN

    C’est un manque de respect pour l’Histoire de France et un pied de nez à la confiance des habitants !
     Une ville et son histoire ne se construisent pas sur cinq ans, mais sur le long terme.
     Quelles sont donc les bonnes raisons pour sauver la caserne Ardant-du-Picq de Saint-Avold ?
    –        Elle représente l’unique survivant d’un passé qui a façonné notre ville et bien souvent la vie de ses habitants
    –        Le devoir de mémoire et de legs aux générations futures
    –        Elle est le témoin d’une Histoire franco-allemande et qui plus est européenne, au même titre que l’architecture militaire de la seconde guerre mondiale et que celle de Vauban
    –        La qualité constructive et esthétique de cet ensemble
    –        La possibilité de réutiliser des murs et surfaces de plancher déjà bâtis plutôt que construire du neuf sans saveur
    –        La position stratégique de Saint-Avold qui place cette caserne dans une dynamique européenne de culture, entre Metz et Saarebruck
    –        Le potentiel extraordinaire de ré-emploi
    –        Sans elle, Saint-Avold ne serait plus qu’une ville possédant une belle église, le plus grand cimetière américain d’Europe

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