Appel du comité de défense Ardant du Picq

Halte à la destruction de la caserne Ardant du Picq de Saint-Avold !      

Caserne Ardant du PICQ

Caserne Ardant du PICQ

Nous suivons depuis maintenant quelques années, avec beaucoup de tristesse, de stupéfaction et parfois de colère, ce qui se passe sur ce site de notre ville. Ce que la guerre n’a pas réussi à détruire est en train de disparaître sous nos yeux. Il s’agit de pans entiers de l’architecture et de l’urbanisme militaire du XIXe siècle et du début du XXe siècle qui partent en poussière.
C’est tout un tissu urbain, architectural, historique, social, culturel et humain ayant valeur de patrimoine, qui est ainsi dénaturé, abattu, perdu à tout jamais. Comment admettre que le dernier vestige du passé militaire de Saint-Avold  soit détruit dans une frénésie de démolition spéculative ?

Notre appel  virulent pour un moratoire est à la mesure du scandale. Nous ne  comprenons pas que les Naboriens laissent ainsi disparaître ce qui appartient au patrimoine de notre région. Il semble que les décideurs n’en mesurent absolument pas la considérable valeur culturelle et historique. L’argument  qu’ils avancent communément pour justifier ces démolitions est un argument uniquement économique.
En réalité, on sacrifie l’intérêt à long terme de la collectivité à des profits à très court terme pour une minorité, sans égard pour les habitants qui ne sont jamais consultés. L’argument économique mérite d’être réexaminé d’autant que les investisseurs, en réhabilitant ces immeubles de valeur plutôt qu’en les démolissant pour les remplacer par des constructions sans âme pourraient encore réaliser des profits.

A L’IMAGE D’AUTRES VILLES GARNISONS
Ce quartier recèle un potentiel  extraordinaire et pourrait constituer un pôle de développement à l’instar d’autres quartiers du même type. Ce qui a été possible par exemple dans bien d’autres villes françaises et européennes ne le serait-il pas à Saint-Avold ?
Des dispositions d’aides et des mesures fiscales ont permis de sauver d’autres quartiers riches en histoire et en architecture, pourtant constitués d’immeubles en plus mauvais état et disposant de moins d’atouts quant à la structure des bâtiments. Il faut de l’argent, certes, mais la réhabilitation est un processus à long terme et les dépenses sont ainsi lissées sur plusieurs années. Il faut surtout une volonté politique. La décentralisation de l’urbanisme en France a donné, semble-t-il, trop de pouvoirs aux maires. C’est aux citoyens de mettre les garde-fous qui protègent l’intérêt collectif.  Il faut instaurer un moratoire sur toute démolition et toute construction neuve dans le secteur concerné, le temps d’établir un plan de réhabilitation urbain soucieux de la préservation et de la mise en valeur du quartier. Nous ne faisons pas seulement appel au sens de la culture des autorités naboriennes mais aussi à une compréhension de leurs intérêts économiques à long terme. Que les citoyens qui partagent notre indignation et soutiennent notre demande se manifestent sur notre site en répondant au sondage ou en s’exprimant sur notre blog.